Lorazépam - Témesta

Grossesse - Allaitement

Grossesse :

Déconseillée au cours de la grossesse quel qu'en soit le terme

  • Augmentation minime de la survenue de fentes labio-palatines (2/1000 versus 1/1000 dans la population générale)
  • 1er trimestre : pas de survenue d'effets malformatifs
  • 2eme et 3eme trimestres :
    • diminution des mouvements actifs fœtaux
    • variabilité du rythme cardiaque fœtal
  • Signes d'imprégnation du nouveau-né :
    • hypotonie axiale, troubles de la succion (faible prise de poids)
    • Si doses élevées : dépression respiratoire, apnées, hypothermie
    • Réversible au bout d’1 à 3 semaines (selon demi-vie)
  • Syndrome de sevrage néo-natal :
    • possible même en l'absence de signes d'imprégnation
    • hyperexcitabilité, agitation, trémulations
    • survenant à distance de l'accouchement (délai de survenue dépend de la demi-vie d'élimination du médicament et peut être important quand celle-ci est longue)
  • Si prescription à une femme en âge de procréer : contacter son médecin si une grossesse est envisagée ou débutée pour réévaluer l'intérêt du traitement.
  • En fin de grossesse : si réelle nécessité d'instaurer un traitement par alprazolam : posologie minimum efficace pour la durée du traitement la plus courte possible
  • Envisager d’autres stratégies thérapeutiques, y compris non médicamenteuses
  • Si un anxiolytique est indispensable :
    • on préférera utiliser : oxazepam ou hydroxyzine
    • si ces options ne conviennent pas (escalade posologique, nécessité de posologies d’emblée élevées…), on préférera une benzodiazépine de longue durée d’action clorazépate, diazépam, nordazépam, prazépam.
  • Pas d’arrêt brutal : risque de sevrage maternel
  • Réévaluer le bien-fondé de la poursuite du traitement.

Allaitement :

  • Excrétion à faible concentration dans le lait maternel
  • Toutefois, utilisation déconseillée
  • Anxiolytique de 1ere intention : oxazépam (Séresta®), (max 10 mg x3/jour pour la durée le plus courte possible)
  • Réévaluer la poursuite de l’allaitement si l’enfant présente des signes de sédation (somnolence, mauvaise prise de poids liée à des troubles de la succion...).